DEL RE Marco
Marco DEL RE Biographie
1960
Le Ministère de l’Éducation italien lance un concours de peinture ayant comme sujet l’unité de l’Italie. Marco Del Re, alors âgé de 10 ans, est médaillé d’argent.
1964-1970
Marco Del Re suit des études classiques de latin grec à l’École européenne de Bruxelles. Il entre en contact avec des peintres belges qui se réunissent Place de l’Agora où il expose ses premières œuvres.
1971
Il retourne en Italie pour s’inscrire à la Faculté d’architecture de Rome et fonde avec Bruno Mazzali et Rosa Di Lucia la compagnie de théâtre « Il Patagruppo ». Créations de « Ubu Roi » d’Alfred Jarry, « Conquête du Mexique » d’Antonin Artaud et « Les jeux de Robin et Marion » d’Adam de la Halle qui sera produit par le Festival de Spolète. Il effectue de nombreuses tournées en Italie et à l’étranger.
1972
Lors d’une tournée passant par Milan il fait la connaissance d’Arturo Schwarz, poète, éditeur, galeriste et grand passeur du surréalisme en Italie. Marco Del Re lui montre ses dessins, Arturo Schwarz l’incite à poursuivre sa démarche. Le climat de la Galerie Schwarz, qui expose des œuvres de Duchamp, Man Ray, Magritte et Picabia, produit sur Marco Del Re un effet catalyseur. Sa recherche s’ouvre à d’autres techniques notamment la photographie, avec le polaroïd comme support.
1973
Première exposition de groupe à la Galerie Schwarz où sont exposés des papiers gravés.
1974
Il présente à Lugano, pour l’exposition « Peinture et musique » une toile de grand format, réminiscence de la peinture orphique de Picabia. Sa première exposition personnelle, préfacée d’un texte d’Arturo Schwarz, a lieu à Turin à la Galerie La Bussola. Des tableaux oniriques sont présentés accompagnés de papiers griffés. Ouverture à Florence d’« Art Tapes », unité de production de vidéos d’artistes, créée par Maria Gloria Bicocchi. La nouveauté du projet fait de ce lieu une plaque tournante du débat artistique international. Les critiques tels que Germano Celant, Achille Bonito Oliva, Ida Gianelli, Fulvio Salvatori ainsi que les artistes comme Daniel Buren, Alighiero Boetti, Yannis Kounellis, Pierpaolo Calzolari, Andrea Daninos, Charlemagne Palestine ou Steve Paxton seront témoins de cette vivifiante expérience. Bill Viola s’installe à Florence pour s’occuper de l’édition des vidéos et y réalisera ses premières œuvres. Tout au long de cette période Marco Del Re réalise pour « Art Tapes » une série de créations.
1975
Marco Del Re expose à Milan à la Galerie Schwarz et intitule son exposition « Le récit d’un lieu sans cieux ». Dans un accrochage très dense peintures, polaroïds retouchés, boîtes-sculptures et papiers griffés entament un dialogue. À l’occasion de cette exposition, un catalogue est édité avec des textes d’Henry Martin, Fernanda Pivano et Maurizio Fagiolo dell’Arco. Henry Martin dans son essai « Traces » est le premier à déceler chez Marco Del Re une volonté de dialogue avec les Avant-gardes, ce qui restera une constante dans son activité esthétique. Toujours à Milan, à la Galerie Jabick & Colophon, sont présentées ses premières vidéos, accompagnées d’eaux-fortes réalisées par l’imprimeur Giorgio Upiglio. Marco Del Re voyage en Afrique d’où il revient avec une vidéo « Safari means trip ». Premières expositions internationales autour de la vidéo-art à Bruxelles et à Milan. Marco Del Re participe au « Festival Cervantino » au Mexique avec le spectacle « Conquête du Mexique » d’Antonin Artaud. La Galerie Schwarz cesse toute activité.
1976
Aux polaroïds retouchés suivent d’autres séries plus narratives ou clairement blasphématoires comme la suite « Sade, Breton, Roussel », qu’il expose à la Galerie Il Diaframma à Milan et à la Photographers Gallery de Londres. La revue « Fotografia italiana » lui consacre un long essai. Ses polaroïds sont présentés dans le cadre d’une grande exposition sur les rapports entre photographie et peinture qui a lieu à la Kunsthaus de Zürich. Série de performances avec Cecilia Nesbitt produites par Simone Carella et le théâtre Beat 72 de Rome.
1977
Marco Del Re expose à Milan chez Luigi De Ambrogi une série d’œuvres sur papier issues des photogrammes de son expérience théâtrale. Achille Bonito Oliva, à l’époque directeur de Incontri Internazionali d’Arte à Rome, l’invite à créer une performance pour ce lieu. À la Biennale de Paris, Marco Del Re expose une grande suite de polaroïds où le photogramme de l’action théâtrale est réduit à une silhouette en noir et blanc.
1978
Adelina von Fürstenberg, directrice de la Fondation Patino pour l’Art, l’invite à Genève pour une exposition personnelle qui est accompagnée d’une série de performances qui seront reprises au musée Rath de Genève et à la Kunsthaus de Zürich. L’activité théâtrale de Marco Del Re prend fin.
1978-1979
Création du décor de la pièce « Jean Harlow et Billy the Kid » mise en scène par Giancarlo Nanni et interprétée par Manuela Kusterman au Festival de l’Été romain à la Basilique de Massenzio devant un parterre de milliers de personnes. Marco Del Re expose à Florence à la Galerie Schema une série de paysages exotiques, un voyage initiatique vers la peinture qui deviendra, désormais, le centre de sa recherche.
1980
Marco Del Re s’installe à Venise et produit une série de tableaux ayant pour thème l’architecture industrielle et les provinces italiennes : des cheminées aux fumées blanchâtres dialoguent avec des places fermées dont le parterre est envahi par le drapeau italien (références à Sant’Elia, Sironi et De Chirico). Suivent des paysages plus méditerranéens où la ruine, mémoire de l’architecture, s’installe dans le lexique de l’artiste. Exposition à Venise à la Galerie Il Capricorno, à Modène chez Emilio Mazzoli et à Milan à la Galerie De Ambrogi. Achille Bonito Oliva l’invite à une série d’expositions de groupe, tels « Genius Loci » à Acireale, « Italiana Nuova Immagine » à Ravenne, « Trigon » à Graz en Autriche.
1982
La figure humaine apparaît dans l’œuvre de Marco Del Re sous forme de scènes de lutte (hommage à la mosaïque romaine et aux gladiateurs de De Chirico) mais aussi de guerriers chevauchant des animaux dont la forme évoque la peinture constructiviste. Les Madri Italiane, figures féminines de grand format, peintes dans des rouges très vifs, dialoguent avec l’œuvre de Scipione. Un choix de ses œuvres figure dans la salle que Tommaso Trini lui confie à la XIe Biennale de Venise, puis dans « Conseguenze impreviste sull’arte, moda e design », à Prato, dont Achille Bonito Oliva est commissaire. Il est invité par Barbara Tosi à Bologne dans l’exposition « Registrazione di frequenze ». Ses œuvres sont également présentes dans une manifestation créée par Antonio Del Guercio, « Arte itinera », où des artistes de différentes écoles, comme Tilson ou Fishel, sont mis en confrontation.
1983-1984
Nombreuses expositions personnelles en Europe dont : Galerie La Loggia en Yougoslavie, Funkhausgalerie en Autriche, en Italie Galerie d’Alessandro et Galerie Ferrari avec une exposition intitulée « La Converzione di un cavallo e blues mediterraneo ».
1985-1986
C’est à partir des « Élégies romaines » de Goethe qu’une nouvelle famille iconographique voit le jour. Dans la lumière ocre rose, chère aux aubades romaines, Figures et animaux italiques sont presque enchevêtrés dans les ruines. Massimo Cacciari écrira un long essai pour le catalogue édité lors de l’exposition à la Galerie A de Lugano. Une toile de grand format, issue de cette suite, sera choisie par Arturo Schwarz, commissaire de l’exposition « Arte et alchimia », à la XLIIe Biennale de Venise. Dans le cadre de l’exposition « Les Années 1980, de la Transavanguardia au nouveau réalisme », réalisée par Renato Barilli à Bologne, l’œuvre de Marco Del Re est présente dans la section « Les nouveaux expressionnistes ». Il est aussi présent à la Villa Arson à Nice dans l’exposition « L’Art italien de 1970 à 1985 ». Laura Cherubini l’invite à l’exposition « Peinture ivre - Libre peinture » qu’elle organise au Centre culturel français de Rome. Ses œuvres sont exposées dans d’autres manifestations comme à la XIe Quadriennale de Rome ainsi qu’à la XVIIe Triennale de Milan où il est invité par Marco De Michelis à exposer une toile de grand format sur le thème du projet domestique. Ce thème donnera naissance à une nouvelle série d’œuvres où, dans des intérieurs presque toujours vides, apparaissent les maquettes d’une architecture imaginaire. Ces tableaux sont ensuite exposés chez Thomas Lévy à Hambourg. Les Galeries De Ambrogi de Milan et Venise ainsi que les Galeries La Bertesca de Gênes et de Milan présentent des expositions d’œuvres récentes. Pour l’ouverture de l’espace De Ambrogi à Venise, Marco Del Re créé une œuvre qui couvre toute la surface des murs de la galerie. Architecture et figures aux têtes monolithiques surgissent du fond noirci par le fusain. Un livre Martirio architettonico comportant un texte écrit par Marco Del Re est édité pour l’occasion.
1987
Adelina von Fürstenberg organise à Genève dans la Salle de la Société des Nations la grande exposition « Del Re, 1980-1987, peintures et dessins » dont Marco De Michelis est le commissaire. Le sujet reprend l’atmosphère de l’événement vénitien mais, cette fois, traduit sur toile dans des tonalités bitumineuses. L’exposition est accompagnée d’un livre édité par Electa comportant des textes de Marco De Michelis, Barbara Tosi, Achille Bonito Oliva, Francesca Pasini, Massimo Cacciari, Franco Miracco, Antonio Del Guercio et Marco Del Re.
1988
Marco Del Re est attiré par la peinture sur bois : une figure féminine, mi-corps mi-nuage, flotte au-dessus d’un horizon chargé de fragments archéologiques, stylites campés sur leurs colonnes, ruines romaines englouties par les flots d’un déluge, villes inhabitées dont la perspective se perd à l’infini. Une première partie de cette série sera exposée chez Roberto Monti à Modène qui publie un livre avec un long texte de Marco Del Re. À Venise il rencontre Gérard-Georges Lemaire qui l’invite à participer à une manifestation autour de Saturne Kronos. Cette rencontre va donner lieu à une longue collaboration entre l’artiste et le critique, notamment autour d’expositions thématiques telles « Les Cafés littéraires », « Paris cosmopolite », « Le cirque », « L’univers n’existe que pour un livre ». Il rencontre Yoyo Maeght à Venise qui prépare l’exposition « Artistes italiens » pour la Galerie Maeght. Il y expose aux côtés de Roberto Barni, Mimmo Germanà et Mario Schifano. Il réalise pour l’exposition sa première lithographie originale avec Maeght Éditeur. Yoyo Maeght propose à Marco Del Re une collaboration plus étroite et plus suivie. Ses œuvres sur papier figurent dans l’exposition « À propos de dessin IV » à la Galerie Maeght.
1989
Marco Del Re est invité à la IIe Biennale d’Istanbul où il réalise sur place une œuvre de très grand format ainsi que des peintures sur marbre. Il fait la connaissance de Selma Gürbüz, artiste stambouliote, qui participe à cette manifestation. La grande suite de peintures sur bois, intitulée La Ville d’or, est exposée au château du Roi René à Tarascon puis à l’espace Pignatelli de Saragosse et enfin à la Galerie Maeght de Barcelone, qui lui consacre aussi une salle à l’Arco de Madrid. Un livre paraît à cette occasion avec des textes de Marco De Michelis, Gaston Salvatore, Pablo Rico, Arturo Schwarz. Exposition à la Galerie Turske & Turske de Zürich. Marco Del Re quitte l’Italie et s’installe à Paris.
1990
Une nouvelle suite d’œuvres sur bois voit le jour. Têtes hors échelle dont les chevelures se transforment en Colisée, figures moitié humaines, moitié obélisques s’installent dans de grands formats verticaux. Cette nouvelle série À l’aube du millénaire est exposée à la Tour Fromage d’Aoste, Antonio Del Guercio assurant le commissariat. Il participe à l’exposition « À propos de dessin V » à la Galerie Maeght puis à celle « Sobre Papel » à la Galerie Maeght de Barcelone. Il crée spécialement des œuvres pour l’exposition « Les Cafés littéraires » qui est présentée en Italie, en France et en Espagne. C’est également en Espagne, à la Galerie Thomas Lévy de Madrid que ses œuvres sont présentées, faisant suite à l’exposition « Millénaire exilé » qui se tient à la Galerie Art Actuel de Liège. Marco Del Re créé pour la Galerie Maeght un foulard qui, comme chaque année depuis 1954, sera imprimé à 200 exemplaires par Brochier Soieries à Lyon.
1991
Le cycle d’œuvres sur bois de grand format se termine avec une nouvelle série où la figure est gravée avec une pointe d’acier gravant la surface enduite effacée par la combustion. L’image d’une femme au fouet – référence à Picabia – devient l’icône fétiche de cette suite. Marco Del Re réalise une série de portraits de Samuel Beckett tant sur ardoise gravée que sur papier. La Muse qui m’amuse va constituer le noyau de sa première exposition personnelle à la Galerie Maeght de Paris. Des peintures sur marbre ainsi que des bas-reliefs sur ardoise seront aussi exposés à cette occasion. Le poète Alain Veinstein écrit un long essai pour le catalogue.
1992-93
Marco Del Re élabore un premier recensement de ses images fétiches sous forme d’icônes. Ces mêmes images sont peintes sur toiles de grand format pour être ensuite presque totalement effacées par un jet de substances diluantes. Ces œuvres seront exposées pour la première fois à la Galerie Spark de Tokyo. La même année chez Roberto Monti à Modène, l’artiste expose des œuvres sur papier où la figure humaine est engloutie sous une épaisse couche de vernis. Francesco Poli recense dans « Le Buveur de cidre » cette attitude anachronique de Marco Del Re. Ce texte, accompagné d’une série d’aphorismes sur l’art, sera le premier pas d’une longue collaboration entre l’artiste et l’historien. Au MoMA de New York est présentée une importante exposition de livres d’artistes du XXe siècle issus d’une collection italienne dont fait partie l’œuvre de Marco Del Re. L’exposition sera également montée à Venise à la Fondation Guggenheim. Le triptyque sur bois calciné, La muse qui m’amuse, entre dans les collections de la Fondation Marguerite et Aimé Maeght et est présenté lors de l’exposition de la collection permanente. Il décline le sujet Kalos Kakon dans une série de gravures.
1995-1996
La manière noire d’André Derain, les homards de Georges Braque, les vases aux poissons rouges de Henri Matisse, dans lesquels une muse italique ose tremper son pied, deviennent les cibles d’une nouvelle série de toiles qui sera exposée à Paris à la Galerie Maeght. Cette suite d’huiles sur toile aux couleurs franches et vives sera commentée par Gérard-Georges Lemaire, Jean-Louis Schefer et Francesco Poli dans le catalogue de l’exposition personnelle. Des toiles de la même atmosphère sont exposées à la Galerie Gamarra de Madrid. Dans le livre Heroes de la modernidad préfacé par Eduardo Arroyo, Marco Del Re évoque Picabia, Derain et De Chirico comme ses démons protecteurs.
1997-1998
Ses peintures très colorées trouvent dans un papier népalais, fait à la main, une surface adaptée à sa technique. Désormais cette matière, travaillée à la gouache ou à l’huile, deviendra un de ses matériaux de référence. Des expositions se suivent dans le même esprit à la Galerie Gana de Séoul, à la Galerie Thamm de Zürich ainsi que chez Guy Bartschi à Genève. La famille Maeght invite Marco Del Re à travailler dans ses ateliers de gravure de Saint-Paul. Marco Del Re passera désormais ses étés à Saint-Paul afin de développer de grandes séries de gravures. De plus en plus impliqué dans les techniques d’impression, il privilégie le monotype (image unique peinte directement sur le plateau de la presse). L’artiste est aussi fasciné par les éditions de bibliophilie. Il illustre pour Maeght Éditeur, le Voyage en Italie sur un texte de Montaigne. Suivent d’autres ouvrages : Kalos Kakon avec Sabine Macher ; Luggala sur un poème de John Montague ; Marsyas en collaboration avec Gaston Salvatore ; ABC de la peinture sur des aphorismes de Pierre Bourgeade. John Montague lui confie d’illustrer son poème majeur The Rough Field. Marco Del Re trouve dans l’ouvrage de bibliophilie avec Maeght Éditeur une liberté d’expression. L’École du livre à Urbino co-édite avec Maeght Éditeur Elogio della trasparenza. Marco Del Re rend hommage aux grandes revues littéraires du XXe siècle dans une série de douze lithographies originales de grand format.
1998
Une grande exposition itinérante d’œuvres de Marco Del Re est organisée par l’Alliance Française à travers l’Argentine, l’Uruguay et le Chili. L’atelier parisien de Marco Del Re fait face à l’imprimerie Arte-Adrien Maeght, cette proximité lui permet de créer en toute liberté des œuvres originales en lithographie, eau-forte, pointe-sèche et linoleum. L’œuvre gravé de Marco Del Re se déploie et chaque année Maeght Éditeur édite de nouveaux titres. Au cours d’un voyage en Tchécoslovaquie Marco Del Re réalise une série de portrait de Kafka.
1999
Marco Del Re et Guy de Rougemont réalisent une série d’aquarelles. Le designer Olivier Gagnère conçoit un paravent double face dans lequel est incluse la série de lithographies originales Revues littéraires.
2000
Africa Song est le titre d’un texte écrit autour d’une suite de tableaux qui ont pour thème une collection imaginaire d’Arts premiers et sont présentés à la Galerie Maeght de Paris tandis que les gravures sont exposées par la Galerie Kandler à Toulouse. L’année se clos sur une grande exposition à la Galerie Egelund de Copenhague qui proposera une seconde exposition Marco Del Re en 2001.
2001-2003
Le Mobilier National français lui commande une tapisserie qui sera réalisée par la Manufacture des Gobelins à Paris. Franck Maubert rédige le texte du catalogue sur son œuvre graphique qui est exposée à la Galerie Maeght. Les monotypes acquièrent une place considérable dans sa production artistique : les grands nus monochromes déclinés en rouge, bleu, jaune et noir rendent hommage à la statuaire romaine. Le primitivisme italien est également présent dans la suite Et In Arcadia Ego. Marco Del Re aborde également les thèmes de la nature morte avec Intérieur français et du bestiaire avec la série Les ménageries. Dans la série Tools ses images récurantes sont cataloguées à la façon de planches entomologiques, il crée ainsi son Encyclopédie. Avec Selma Gürbüz, artiste turque, il réalise une longue série d’œuvres peintes « à quatre mains » où l’imagination des deux artistes se croise dans un dialogue est-ouest. Cette collaboration est enrichie par des sculptures en terre cuite et des kilims tissés en Anatolie. Un essai d’Arden Reed et un texte érotique de Pierre-Marc de Biasi accompagnent les expositions d’Istanbul, Barcelone et Paris. Avec Fées, bûcheronnes et ogresses, série exposée à la Galerie Maeght, Marco Del Re revient vers une peinture très riche en matière. Ce sujet est aussi présent dans une série de bas-reliefs en plâtre gravé. Francesco Poli, dans son texte publié à l’occasion de l’exposition homonyme qui se tient à la Galerie Maeght de Paris, souligne les motifs du faux bois, hommage au cubisme et aux arts décoratifs, toujours présents dans cette série. La Chasse, cette immense tapisserie d’André Derain est à l’origine de la suite Le Fourré : nymphes, satyres, baigneuses et fauves s'entrecroisent dans univers végétal très épais.
2004
Le comédien Gérard Depardieu donne carte blanche à Marco Del Re pour investir de ses œuvres son restaurant de la Place Fontaine-Gaillon à Paris. Neuf panneaux sur le thème des Muses gourmandes ornent désormais les murs de ce lieu historique. Trois expositions en galerie ont lieu, à Zürich, Barcelone et Paris.
2005-2006
Dans Voyage à Saint-Paul, Franck Maubert trace un bilan de l’activité artistique de Marco Del Re. Le livre recueille un choix des monotypes réalisés à Saint-Paul entre 1990 et 2005. Les Femmes de Versailles — qui donnera lieu à une exposition à la Galerie Maeght et à un livre avec des textes de Francesco Poli, Franck Maubert et Marco Del Re — est une nouvelle famille de grand format où la danse de Degas, la statuaire de Giulio Romano et Œdipe, depuis Ingres à Picabia, enrichissent son rapport avec l’Histoire. Marco Del Re expose à la Galerie Franca Mancini un ensemble de grands papiers autour des Caryatides. À cette occasion est présenté le livre Elogio della trasparenza enrichi de linogravures réalisé avec l’École du livre d’Urbino. Marco Del Re expose au Centre Culturel Irlandais de Paris The Rough Field, livre de lithographies, hommage au poème homonyme de John Montague. À cette occasion l’ensemble des toiles de la série Le Fourré est exposée. Le Centre Culturel Irlandais organise des soirées débat avec John Montague et Marco Del Re. À la demande du chef Jacques Chibois, Marco Del Re réalise l’affiche en lithographie originale pour le Marché de la truffe à Grasse. Pour sa réouverture, après de nombreuses années de travaux, la Salle Pleyel demande à Marco Del Re de réaliser trois immenses fresques bas-reliefs en plâtre gravé pour le foyer de cette célèbre salle de concert parisienne. La Manufacture Pleyel lui confie la conception et la décoration de deux pianos à queue. Il reprend les sujets des fresques dans d’immenses gravures sur linoleum éditées par Maeght. Une salle lui est consacrée dans l’exposition d’été « Les Ateliers de la modernité » à la Fondation Marguerite et Aimé Maeght à Saint-Paul.
2007
Il travaille à une série d’huiles de grand format, hommage aux Ateliers de Georges Braque, où un intérieur peint dans des tonalités sombres partage l’espace avec des paysages aux couleurs éclatantes. Il est invité par le TS1 Contemporary Art Center de Pékin qui expose ses œuvres récentes sur plus de 1 500 m2, Yoyo Maeght signe le texte du catalogue. Suite au succès de cet événement, la même année, une grande exposition personnelle est organisée par le Yan Club Art Center situé à Dashenzi, le quartier artistique à Pékin. Marco Del Re a créé pour la Galerie Maeght une série de bijoux en argent massif ornés de pierres semi-précieuses.
2008
Marco Del Re réalise des sculptures en bronze issues de la famille des monotypes Tools ainsi que des boîtes lumineuses dans lesquelles des silhouettes en métal tournent à l’intérieur d’un écran : souvenir d’ombres portées, de lanterne magique, du cinéma et de la vidéo. Olivier Gagnère lui demande de réaliser une fresque pour le restaurant de Pierre Gagnaire à Séoul. L’architecte Jean-Pierre Buffi lui commande la décoration de plusieurs halls d’entrée d’un complexe qu’il réalise à Bordeaux. Le Théâtre de Genève demande à Marco Del Re de réaliser pour la saison 2008-2009 les affiches, billets et couvertures de programmes. Il expose pour la première fois ses bronzes à la Galerie Maeght à Paris accompagnant ses peintures de la série Ateliers. La Galerie JZ Art Trading à Milan choisi d’exposer les peintures et les œuvres monumentales sur papier autour du corps.
2009
Exposition de la suite "Pinkerton" à la Galerie Maeght, peintures à l'encre grands formats sur papier Népal, inspirées du célèbre Opéra " Madame Butterfly" de Giacomo Puccini, et de grandes sculptures en bronze patiné rappelant la sculpture d'ornement de l'art byzantin et assyrien.
Exposition d'oeuvres sur papier et d'huiles sur toile à la Galerie Dumonteil, à Shangaï.
En octobre, Marco Del Re est élu correspondant pour la section peinture à l'académie des beaux arts, institut de France.
Création en septembre d'une nouvelle série de lithographies sur le thème du Bestiaire.
Inauguration en novembre des six halls des immeubles de l'Ilôt Bonnac à Bordeaux, décorés de grandes compositions rouges et blanches.
Importante exposition de peintures, dessins, lithographies, tapisseries et sculptures dans la salle des Dominicains à Saint-Emilion dans le cadre des "Grandes Heures de Saint-Emilion".
En décembre, Marco Del Re crée spécialement pour Maeght une gamme de bijoux en argent massif.
2010
Marco Del Re se voit confier la réalisation d'un plafond pour le bar de l'hôtel Burgundy, hôtel 5 étoiles proche de la Madeleine, à Paris. L'oeuvre évoque "Les fleurs du mal" en mémoire à Baudelaire dont une partie des biens furent vendus aux enchères dans ce lieu, après sa mort. Quatre grandes toiles de Marco Del Re encadrent également la cheminée et les miroirs du bar.
En septembre, le centre de recherche clinique dédié à la maladie d'Alzheimer, nouvelle unité de soin de l'hôpital de la Salpétrière, commande deux grandes fresques à Marco Del Re.
2011
Deux séries de pastels illustrant les intérieurs méditerranéens rendent hommage à Matisse. Elles font partie de l'exposition de dessins qui se déroule en février  "Cosmogonie et paysages", exposition exportée ensuite à Abu Dabi, dans le cadre du plus important salon du livre du Monde Arabe. Une partie de ces oeuvres est ensuite présentée en avril au salon de l'estampe  du Grand Palais.
En août 2011, Marco Del Re expose la série Cendrillon, dessins sur papier illustrant l'opéra de Rossini 
"La Cenerentola" tiré de la célèbre fable.
Pour cette suite présentée dans le cadre des rencontres rossiniennes 2011 à la galerie Franca Mancini à Pesaro, l'artiste s'est inspiré du vers : "Ah fu un lampo, un sogno, un gioco" : (Ah, ce fût un éclair, un rêve, un jeu)
Il repousse ainsi le réalisme pour laisser place au jeu et à la farce.
Début octobre 2011, la galerie Maeght expose la série "Villa les rêves" réalisée durant l'été, à Paris et à Saint-Paul.
Cette série d'huile sur toile fait écho à celle réalisée au pastel sur papier népal début 2011. Les formats sont plus imposants et la matière est plus présente, plus lumineuse, dans ces intérieurs "matissiens" inspirés des natures mortes espagnoles du XVII et XVIII éme siècle.
 

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